Quel sort pour nos "jeunes" délinquants lyonnais ?

N. Sarkozy l’a dit … la prison ne doit pas être l’école du crime pour les délinquants mineurs. 2007 marque donc le début d’un vaste programme d’ouverture d’EPM (Etablissements Pour Mineurs) au nombre de 7 actuellement dont un à Meyzieu. Leur objectif : faciliter la réinsertion des mineurs par l’éducation plutôt que la répression. Mais, dès l’ouverture de ce centre, les mineurs ont tout cassé. On a remis en cause les effectifs du personnel, sa formation ainsi que la diversité des activités proposées aux mineurs ne leur permettant pas de trouver un équilibre. Mais en aucun cas la raison d’être de ces centres.

Or, 4 ans plus tard, le problème de l’utilité de ces centres est remis au cœur de l’actualité entre les deux EPM de Meyzieu et Lavaur (Toulouse). Prise d’otage, tentative d’évasion, cellules saccagées, surveillants agressés, personnel humilié. Dans le Progrès des 4 mars et 4 avril 2011, les langues se délient au sein du personnel pénitentiaire :

« On a voulu un système très ouvert où l’on offre à ces jeunes le maximum de chances. On a laissé une  porte de sortie après chaque dérapage, espérant une rédemption. Mais à trop parler des droits de ces jeunes détenus, on a oublié qu’ils avaient aussi des devoirs. Certains le disent d’ailleurs ouvertement : l’EPM, c’est la colonie de vacances ». « Le système était novateur mais on a cru à tort que l’assistanat était la solution et allait ramener l’angélisme une certaine population pénale ».  « L’EPM est inadapté pour prendre en charge des détenus très violents qui refusent toute forme d’autorité ».  « Il ne s’agit pas de revenir à un système brutal, mais à des sanctions qui soient graduées et acceptables par tous, et surtout systématiques après chaque dérapage ». « On espère maintenant que l’administration ne sera pas frileuse dans l’application ».