Réforme des rythmes scolaires – coût pour les familles fidésiennes

tirelireLa réforme des rythmes scolaires et sa mise en place sur la commune ont occupé la majeure partie du dernier conseil municipal de Sainte-Foy-lès-Lyon le 25 septembre dernier. Difficile encore d’en évaluer le coût global pour la commune tant l’impact sur les charges du personnel vont sans doute lourdement peser.

Mais on commence à y voir plus clair pour l’impact sur les familles. La municipalité voit grand et veut offrir le meilleur pour les enfants. Certes. Mais cela a un coût pour les familles et la note est salée. Aussi par délibéré du 25 septembre dernier, le conseil municipal a décidé de minorer la participation des familles à 1 € par jour et par enfant pour la garde périscolaire du matin (au lieu de 1,5 € tarif à ce jour en vigueur pour une garde de 7h30 à 8h20 les jours d’école). Un minima dans la mesure où les familles qui devaient utiliser ce service payaient jusqu’à ce jour sur 4 jours par semaine (72 € par trimestre et par enfant à 1,5 € la garderie du matin) et qu’elles doivent dorénavant tabler sur 5 jours par semaine (60 € par trimestre et par enfant à 1 € la garderie du matin). Ce gain est minoré par l’étude du soir devenue payante (gratuite jusqu’à l’an passé) ; de 0,20 € à 0,50 € la soirée selon le quotient familial soit de 10 € à 24 € par enfant et par trimestre. Pas d’économie en vue donc pour les familles qui doivent en outre rajouter le coût des Temps d’Activités Périscolaires.

Petit tour autour de chez nous. Si on regarde du côté d’Oullins où la garderie du matin et l’étude du soir sont gratuites, à temps de garde équivalents, les rapports du coût par enfant sont de 4 pour les revenus les plus élevés à 8 pour les plus modestes ! Certes les prestations offertes ne sont peut-être pas les mêmes mais nombre de pouvoirs d’achat des ménages sont identiques.

TAPPour retrouver a minima un équilibre et ne pas surtaxer les familles, il conviendrait d’instaurer pour la garderie du matin un quota de 0,20 à 0,50 € fonction du quotient familial au même titre que l’étude du soir. Cela génèrerait une perte à financer pour la mairie d’environ 5 à 10.000 €. Mais cela permettrait sans doute de redynamiser la politique familiale sur la commune qui voit ses classes et ses écoles fermer les unes après les autres.

Quand on sait que la municipalité participe à hauteur de 28.500 € à la Mission Locale Intercommunale du Sud-Ouest Lyonnais pour prendre en charge des jeunes non scolarisés de 16 à 25 ans, elle pourrait aisément faire le choix d’une préférence d’aide aux enfants scolarisés.  Aider la France qui se lève tôt, ne serait-ce pas un message à faire passer à tout à chacun ?