A partir de quel âge doit-on apprendre à nos enfants la fierté d'être français ?

Il était une fois, dans une crèche municipale de Neuville-sur-Saône, en France, en 2015, une initiative de l’équipe éducative qui sera sans nul doute saluée par l’ensemble de la bien-pensance au nom du vivre-ensemble.

Chaque enfant devait apporter une photo de lui avec sa famille et, dans un souci de mieux se connaître, de mieux se comprendre, de mieux s’accepter, de dessiner le drapeau de son pays d’origine. Et au final, voici les drapeaux retenus et le beau spectacle d’ouverture et d’échange offert à tous les parents et les enfants de la crèche chaque matin depuis plusieurs jours. La photo ne permet hélas pas de vous faire partager la magnifique guirlande de dromadaires qui mettait le tout en valeur !

NeuvilleLe Haut conseil à l’intégration préconisait en 2009 un retour aux « valeurs de la République », à l’école notamment, en demandant aux enseignants de transmettre aux enfants « la fierté d’être français ». Depuis, pas un jour ne passe sans que l’on nous rappelle que l’école doit transmettre les valeurs de la République, que le rôle de l’école est l’éducation à la citoyenneté, que les symboles de la République doivent être replacés au coeur des écoles.

Est-ce en bannissant le drapeau français de l’univers éducatif que l’on y arrivera ? Car outre que nombre des enfants fréquentant la crèche ont des origines autres que maghrébines, qu’ils y en a même qui ont de simples origines françaises (et oui, excusez-les … on n’a pas tous la chance de naître étrangers aujourd’hui), il faut également rappeler que les enfants aux origines maghrébines sont aussi pour la plupart des enfants français ou appelés à le devenir.

Faut-il attendre les classes élémentaires pour leur apprendre ce qu’est un drapeau français, ce qu’il représente pour notre histoire et notre avenir, pour leur avenir ?

Madame le Maire, Valérie Glatard, en sa qualité d’employeur du personnel communal de la crèche, est directement responsable de ces choix éducatifs et citoyens. En charge de la gestion des crèches, la municipalité se doit de faire respecter l’éducation à la citoyenneté des plus jeunes.

Bonne fête de l'Ascension à tous

Profitons de ces jours de congé pour nous rappeler l’importance de nos traditions, coutumes, rituels qui rythment nos journées mais aussi nos vies personnelles et familiales.

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Quand la municipalité de Sainte-Foy-lès-Lyon se couche devant des revendications laïcardes

C’est si insidieux que cela pourrait passer inaperçu !

mai2012

Newsletter n°8 du 2 mai 2012

mai2013

Newsletter n°30 du 30 avril 2013

mai2014

Newsletter n°52 du 30 avril 2014

mai2015

Newsletter n°74 du 29 avril 2015

Qu’ont ces quatre images en commun ?

En apparence, elles sont identiques. Elles annoncent en 2012, 2013, 2014 puis 2015, la commémoration du 8 mai 1945 à Sainte-Foy-lès-Lyon. Sauf que, petit détail anodin, en 2015, la messe a disparu !!!

Pas complètement … elle a bien eu lieu, en présence d’une grande partie des élus de la majorité, et à l’initiative des anciens combattants. Mais elle n’a pas été annoncée auprès des fidésiens. Simple omission ? On peut en douter lorsqu’on connaît le contexte.

Séance du conseil municipal du 27 mai 2014 – question orale en fin de conseil de Monique COSSON, EELV : « dans la totale continuité des mandats précédents et en contradiction totale avec la loi de 1905 sur la laïcité, nous constatons que la commune invite les Fidésiens à la messe de l’église du Centre, avant le défilé, le dépôt de gerbes et les discours au Monument aux Morts »... Cette pratique de choisir une religion associée à une manifestation publique contrevient au fonctionnement laïque et démocratique de notre République ».

Madame le Maire avait alors pris longuement le temps de répondre. Entre autres arguments, pour réfuter cette demande, Madame Sarselli avait rappelé « qu’il y a des usages dans notre vie quotidienne.(…) A Sainte-Foy-lès-Lyon comme dans beaucoup de communes en France, cet usage est repris depuis 1922(…)pour mémoire, le 8 mai 1945 à 15h, dans toutes les églises de France, les cloches ont sonné pour annoncer cette victoire et la joie de tout le monde. Donc ce carton d’invitation ne remet absolument pas en cause notre neutralité et ne revient pas sur le principe de laïcité. » A l’issue de cette intervention, Madame le Maire avait été longuement et unanimement applaudie (sauf par nos trois élus de gauche) et je me réjouissais d’une telle position.

La décision semblait sans appel … c’était être bien naïf. La municipalité se sera couchée devant une telle revendication dès l’année suivante. Ah ! les belles phrases sur le respect de nos coutumes et de nos traditions.
Mais me voilà rassurée ! Lors de ma question écrite au conseil municipal du 18 décembre 2014, je demandais à Madame le Maire si le fait de demander aux parents s’ils souhaitaient  un repas classique ou sans porc pour leurs enfants n’était pas une atteinte au principe de laïcité. Elle me répondit que non, pas du tout, « cela se fait depuis très longtemps sur notre commune » donc, s’agissant d’une tradition, c’est intangible. Or, cette « coutume » doit être certainement postérieure à 1922 ! Donc je garde bon espoir pour que notre municipalité, afin de répondre aux demandes de tous les groupes d’opposition, revienne sur ces nouvelles coutumes à la rentrée de septembre.

PS : pour comprendre pourquoi le départ du cortège s’est déplacé de la place de l’Eglise à la place Xavier Ricard, il faut savoir que, lors de ce même conseil municipal du 27 mai 2014, Madame Cosson a condamné que l’on donne rendez-vous en enfants du CME sur la « place de l’église » ; cela pouvait heurter des enfants de confessions différentes. Et hop, on ne parle plus de messe, plus de place de l’église … tout le monde est content. Ah non, pas moi mais moi, je compte pour du beurre …

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Pourquoi nos enfants ne chantent-ils plus la Marseillaise ?

marianneLors de la préparation en mairie de la commémoration du 8 mai 1945 à Sainte-Foy-lès-Lyon, il avait été convenu que les enfants du Conseil Municipal des Enfants chantent la Marseillaise, au moins le refrain et le 7ème couplet, dit « couplet des enfants ».

Si l’on peut saluer unanimement la présence et la participation en grand nombre des enfants et aussi et surtout du Conseil des Jeunes, je ne peux que regretter encore et toujours le peu d’emphase à l’intonation de notre hymne national par l’ensemble des participants. Certes nul n’est obligé de chanter la Marseillaise mais depuis une circulaire de 2011, l’enseignement de la Marseillaise est obligatoire en CM1 et l’hymne national doit également être chanté à chaque fois que c’est possible par les enfants, notamment lors de cérémonies commémoratives.

Certes, quant à l’apprentissage de la Marseillaise notamment,  le 13 janvier dernier, le Conseil national d’évaluation scolaire (CNESCO) publiait une étude sévère sur la façon dont l’apprentissage de la citoyenneté est réalisé dans les écoles françaises. Ses conclusions: il y a un écart certain entre les programmes et la réalité des enseignements transmis aux élèves.

Quant au chant de l’hymne par les enfants lors de cérémonies commémoratives, l’argument de la violence des paroles revient en boucle. Or, il convient de rappeler que la Marseillaise, chant de guerre, est le produit d’un moment de notre histoire, celui de la Révolution. Les enfants, soumis chaque jour à des violences tout aussi équivalentes sinon pires, sont tout à fait capables d’entendre et de comprendre cette « violence guerrière » s’inscrivant dans notre histoire nationale avec a minima de pédagogie. Lisser les paroles de notre hymne serait une étape supplémentaire à la réécriture de notre histoire de France.

Permettez-moi de conclure avec ces paroles de Jacques CHABAN-DELMAS, ancien Premier ministre, Compagnon de la Libération.
 » Ayant appris au moins le refrain, et, sans doute, un ou deux couplets de la Marseillaise dans ma prime enfance, ayant été élevé dans la vénération de la France, la Marseillaise est pour moi un chant émouvant, entraînant et infiniment précieux.
Heureusement qu’il n’est pas question de changer la musique ; et je ne pense pas qu’il soit absolument nécessaire d’adapter les paroles à notre époque : le présent s’explique par le passé, et c’est le présent qui doit éclairer l’avenir « 

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Tribune libre Muriel COATIVY – Mosaïque avril 2015 – Pour des agences postales communales à Ste-Foy-lès-Lyon

avril15

Petite leçon d'économie (suite … et pas fin)

tirelireLe 5 mai dernier, une lettre de Madame le Maire m’était adressé par voie postale. Sans dénigrer l’importance du courrier, il ne revêtait aucun caractère d’urgence. Toutefois, quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’il avait été affranchi en lettre prioritaire soit 0.76€ au lieu de 0,68 € pour une lettre verte.

Outre le fait que Madame le Maire s’est réservée personnellement la charge de la commission développement durable et que la lettre verte serait naturellement plus « écologique », le gain financier est lui réel.

Vous allez dire, 8 centimes de différence sur une lettre, c’est chipoter ! Déjà qu’à la mairie, des subventions de 16.500 € pour un projet plus que contestable, c’est pas cher alors 8 centimes ! Seulement cela fait 10 % de différence. Or, lors du vote du budget primitif, j’ai regretté que les dépenses de fonctionnement n’aient pas été revues suffisamment à la baisse en partant à la chasse aux dépenses inutiles. Du coup, les dépenses de gestion courante sont en augmentation de 3,45 % au lieu de travailler, comme je l’ai proposé, à les baisser de 10 %. Vous m’avez ricané au nez, arguant mon argumentaire complètement farfelu … et pourtant !

Poste 6261 frais d’affranchissement compte administratif 2014 : 44.577 €. En affranchissant en lettre verte : – 10 % => le poste 6261 aurait affiché 40.120 € soit une économie de 4.500 € sur une seule ligne budgétaire et en modifiant juste le timbrage. Cela semble si simple que mes réflexions semblent les déconcerter.

Je passe le fait que nous habitons le même immeuble et qu’il eut suffit à Madame le Maire de glisser le courrier dans ma boîte en rentrant chez elle … il n’y a pas de petites économies ! Mais au pays de la gabegielang, il faut penser et dépenser en grand …

 

 

La pression urbanistique du « Grand Lyon » passera par Sainte-Foy-lès-Lyon

Article complet résumé en 2.000 caractères dans le Mosaïque de mai 2015

Les grandes manœuvres ont commencé. En moins de six mois, deux résolutions sont déjà passées en conseil municipal :

  1. En novembre 2014, les seuils de mixité sociale sont passés de 25 à 30 %, la commune ayant fait le choix de fondre les logements sociaux dans l’habitat collectif.
  2. En mars 2015, le plan triennal a porté à 152 le nombre de logements sociaux neufs à construire sur les trois années 2014 à 1016.

La mairie a ainsi clairement montré son intention de se soumettre aux exigences de la « Loi Duflot 1 » du 18 janvier 2013 qui relève de 20 à 25 % le nombre de logements sociaux dans les communes de plus de 3500 habitants. Pour cela, elle invoque les sanctions financières que nous avons provisionnées et payées jusqu’à ce jour et qui pourraient dorénavant être multipliées par cinq pour les communes les plus récalcitrantes. Il s’agit de l’amende annuelle, le prélèvement SRU* qui s’est élevé à 200.000 € pour 2014.

Prélèvement SRU : = 20 % du potentiel fiscal par habitant x nombre de logements sociaux manquants.

Par la même, la Municipalité a surtout clairement fait le choix de jouer les bons élèves auprès de la Métropole qui impose une urbanisation à outrance. M. Bernard Gillet, adjoint à l’urbanisme, récite bien sa leçon. Dans sa grande mansuétude, la Métropole nous a concédé de ne réaliser que la moitié des exigences légales, en tout cas pour cette première période triennale, soit « seulement » 152 logements sociaux neufs à disséminer à travers 507 logements collectifs. Alors soyons contents et dociles parce que, si on refuse, on sera très sévèrement pénalisé et on devra verser une très grosse amende. Sic.

On évite donc la grosse punition. Mais a-t-on les réponses aux autres questions que tout fidésien peut légitimement se poser :

  1. Où va t’on construire ces nouveaux logements ? Chantegrillet, Plan du Loup, Beaunant ??? La municipalité va t’elle se défaire d’une grande partie de son patrimoine immobilier ? Quid de l’école Chantegrillet notamment ? Quelles infrastructures routières ?

Certes, cette perspective d’urbanisation peut être alléchante pour la commune. Elle qui ne vit principalement que grâce aux recettes fiscales liées aux taxes d’habitation et taxes foncières, le calcul est simple, plus il y a d’habitants, plus il y a d’entrées. Mais en pratique, Lire la suite