Tribune libre de Ste-Foy Bleu Marine de septembre 2017

Réforme des rythmes scolaires : tout ça pour ça !

 

L’éducation nationale vit depuis plusieurs décennies au rythme de réformes toujours plus contestées les unes que les autres. Au final, nos enfants transformés en cobayes et les parents en vaches à lait assistent, impuissants, à l’effondrement de notre système éducatif.

 

En 2012, V.Peillon a une vision révolutionnaire pour lutter contre la fatigue des enfants et donc l’échec scolaire : il faut mettre en place la semaine de 4 jours et demi. Pour cela, il nous sort des tiroirs des études poussées d’éminents chronobiologistes qui savent, eux, bien mieux que familles et corps enseignant réunis. Mais sa vision se heurte à la réalité sociologique de notre pays : il ne faut pas toucher au sacro-saint calendrier des vacances scolaires. L’ère des TAP et PEDT sort alors de nulle part!

 

Trois ans plus tard, après des heures de travail au sein des municipalités, des surcoûts financiers importants et le constat cuisant du désastre de cette réforme, parents et corps enseignant sont unanimes : les enfants sont plus fatigués qu’avant. Tout ça pour ça !  C’est comme pour les vaccins. Hier, les plus éminents scientifiques vous disaient que 6 vaccins obligatoires suffisaient et aujourd’hui il en faut urgemment 11. Il en va de la vie de nos enfants. Et si vous vous risquez à émettre un doute, vous osez jouer de la réussite scolaire ou de la santé de ces pauvres enfants. Nous sommes bien peu de choses.

 

En attendant, cette réforme aura au moins permis à notre municipalité d’ouvrir les yeux sur l’importance d’accompagner les familles fidésiennes dans des solutions pérennes de gardes et d’activités périscolaires qui manquaient cruellement jusqu’à ce jour. Il était temps. Car planifier ces nouvelles dépenses à l’heure où les dotations de l’Etat aux collectivités territoriales vont encore chuter drastiquement relève de la gageure. Soit notre municipalité décide d’économiser par ailleurs sur d’autres postes de dépenses, soit elle se verrait contrainte d’augmenter les impôts ce qui ne serait certainement pas une solution pour les familles au final !

 

Sainte Foy Bleu Marine vous souhaite à tous, petits et grands, une bonne rentrée 2017.

Les militants du FN69 disent NON à la loi travail XXL

Alors, qu’encore une fois, l’extrême-gauche profitait des manifestations pour saccager notre ville, nous tractions mardi 12 septembre, en fin d’après-midi, à la sortie de la gare de la Part-Dieu pour interpeller les Lyonnais sur la loi travail XXL du gouvernement Macron.

Avec de gauche à droite : Jean-marie NICOLAS, Stéphane THIU, Muriel COATIVY, Cédric PIGNAL, Alexandre ECONOMOS, Damien MONCHAU.

Cette loi travail n’est en fait que la continuation de la Loi El Khomri mais au lieu d’être passée en force par le biais du 49-3, le gouvernement va la passer par ordonnances, ce qui évitera donc tout débat et tout vote à l’Assemblée nationale.

Ses deux objectifs sont soit-disant :

  1. Augmenter la compétitivité des entreprises en leur donnant plus de souplesse.
  2. Améliorer dans le même temps les conditions de travail des salariés.

Mais pour le FN, ce texte est voué à un triple échec :

  1. Un échec social : encourager la marchandisation des relations humaines transforme les salariés en variables d’ajustement.
  2. Un échec économique : privilégier les accords d’entreprise et non les accords de branche entraîne une distorsion de concurrence au profit des grands groupes et au détriment des TPE/PME qui constituent pourtant la majeure partie du tissu entrepreneurial du pays.
  3. Un échec écologique : fonder le modèle de développement sur le mondialisme accentue encore l’exploitation sans limite des richesses de la terres et s’oppose au modèle que nous prônons : le patriotisme économique.

Le FN, conscient de l’urgence de réformer le code du travail, propose donc trois autres pistes :

  1. Ce texte accompagne un modèle économique qui depuis 40 ans montre ses limites. Plutôt que de détricoter le code du travail, il faut changer de modèle économique. Nous proposons une alternance économique.
  2. Ce texte est empreint d’un esprit profondément mondialiste et nous sommes les seuls à le combattre. Le cadre fixé ne s’adresse qu’aux grands groupes et non aux TPE/PME, notre économie locale. Nous proposons le patriotisme économique.
  3.  Ce texte consacre l’idée d’une société nomade, une société de déracinés où les relations humaines reposent d’abord sur l’argent. L’excuse de la mobilité transforme le salarié en mercenaire du travail. La précarisation des contrats va créer de la défiance. Nous proposons une société durable avec un retour de la valeur travail dans le respect et la confiance.