Bienvenue dans notre belle France version 2017 : Bisounoursland.

Lors de la réunion publique du 14 décembre dernier à Châtillon d’Azergues, je demandais au sous-préfet Pierre Castoldi si cela ne leur posait pas de problème de retenir contre leur gré des personnes étrangères souhaitant coûte que coûte rejoindre l’Angleterre, a fortiori dans un Etat de droit comme le nôtre où la libre circulation des personnes dans l’espace européen est un principe fondamental de l’Union Européenne.

On nous rétorque depuis des semaines que ce sont des mineurs, des enfants, des « garçons », des « jeunes », des « grands ados » … mais aucune preuve de leur âge, aucune déclaration en ce sens de façon catégorique de la part des autorités. Alors on invoque leur supposée minorité pour déclencher une procédure de fugue dans le cadre de la Protection de l’enfance. Et on tente de remplir coûte que coûte le Château même si les « enfants » récupérés à la gare ne sont pas à l’identique ! Qu’importe. Pour les tournois foot, les ateliers bois ou les soirées jeux de société, on ne peut pas rester à 4 !

La cerise sur le gâteau dans ce beau pays démocratique où la liberté de la presse est reine : pour la chargée de communication de la fondation OVE « Nous ne pourrons plus accueillir les journalistes dans le centre ». Circulez, on s’occupe de tout. 

Bienvenue dans cette belle France version 2017 Bisounoursland.

ChatillonOVELe Progrès Edition du 25/12/16

Chatillon20122Le Progrès Edition du 05/01/17

Après les portiques, l’autoroute A45 a du plomb dans l’aile !

Communiqué de Sophie Robert, Muriel Coativy et Alain Breuil – 8 septembre 2016

Logo IsabelleLe financement de l’A45 va coûter, au minimum, 790 millions payé par le contribuable. Vinci exploitant l’infrastructure, recevant le bénéfice des péages et bénéficiant en plus d’une clause de déchéance qui permettra, si la rentabilité du projet n’est pas atteinte, d’appeler encore une fois le contribuable à la rescousse. Encore tout « bénéf » pour Vinci. Sachant que l’ensemble des travaux confiés à ces grands groupes de constructions (opéra, aéroport, musée de la confluence…) ont vu le prix multipliés par 3 ou 4 !

Le nouveau pont sur le Rhône, absolument nécessaire pour l’A45, n’est ni chiffré, ni intégré à la concession, qui va payer ?

Rien n’est fait pour faciliter l’accès de l’A45 à la ville de Lyon et la métropole. A contraire Gérard Collomb va déclasser l’A6 et l’A7 en boulevard urbain. Sans aucun accord pour l’instant, entre la région et la métropole. L’A45 ne va pas régler les bouchons de l’ensemble de la métropole lyonnaise. Elle va au contraire les augmenter en rajoutant des voitures aux usagers actuels du TER.

Les pertes agricoles générées par la perte de 500 hectares n’ont pas été estimées mais elles l’ont été en 1935 avec le projet d’Autostrade Lyon-St Etienne !

Le projet s’assoit sur le Grenelle de l’environnement de 2007, qui avait l’engagement de ne pas doubler les autoroutes existantes.

Aucune étude n’a été entreprise avec la SNCF pour augmenter la capacité de la ligne actuelle (train à deux étages, allongement des quais pour avoir des trains plus longs, amélioration du cadencement par augmentation de la puissance électrique délivrée).

Alors deux questions se posent ?

Monsieur Wauquiez veut-il transformer Saint-Etienne en banlieue de Lyon, et la transformer en banlieue dortoir ?

Les conditions très généreuses d’octroi de la concession à Vinci peuvent-elles expliquer les revirements soudains de certains élus ?

Tribune libre Muriel COATIVY – Mosaïque mai 2016 – Le défi de solidarité : exemple de manquement concret

mai16

Vous n’avez pas aimé l’histoire d’Anouchka ? Vous allez encore moins aimer celle de Malika …

Ou l’histoire hélas vraie de Malika, remake version XXIème siècle de

« Vol au-dessus d’un nid de coucou »

Malika a été expulsée de son logement à Sainte-Foy-lès-Lyon en octobre 2015 après avoir frappé durant plus de 18 mois à toutes les portes notamment au CCAS de sa commune, en vain, pour trouver un logement social. Plutôt que d’être « jetée » à la rue, les autorités compétentes ont alors préféré tamponner une Hospitalisation d’Office pour que cette personne puisse passer a minima un bon mois au chaud à Saint-Jean-de-Dieu (Lyon). Aujourd’hui, sans domicile fixe, elle refrappe à toutes les portes en vain et comme seule réponse, la mairie de sa commune d’origine lui propose le 115 … ou sa voiture ! Terrifiant exemple pratique du défi de solidarité de notre belle Métropole s’engageant à garantir un logement pour tous !

PLH-U

Malika vit à Sainte-Foy-lès-Lyon depuis 1998. En 2012, victime des aléas de la vie, la machine se met très vite en marche. Un caillou dans le rouage, un évènement de la vie inattendu et faute de soutien familial, faute d’économies suffisantes, la descente aux enfers commence. Les jours passent, les ennuis s’accumulent, et malgré tous les appels au secours, les portes se ferment les unes après les autres.

Recevant une notification de fin de bail en mars 2014, elle se lance dans toutes les démarches nécessaires pour sortir de cette impasse. Dossier de surendettement, ouverture d’un dossier à la MDPH, demande de logement social auprès du CCAS de Ste-Foy, ouverture d’un dossier au DALO.

Or, entre mars 2014 et octobre 2015, 19 mois vont s’écouler sans que personne ne se soucie des appels au secours de Malika. Elle frappe à toutes les portes, les associations, la Mairie, les élus tous bords confondus, la ville de Lyon, la préfecture et même l’Elysée. Je fus la seule élue à répondre à son appel au secours au printemps 2015. Depuis, je tente de l’assister dans la limite de mes moyens. En remerciant à cette occasion Sébastien pour son aide précieuse. Mme Sarselli, maire de Sainte-Foy, la rencontre en avril 2014. Puis plus rien. Mme Giordano, adjointe aux affaires sociales la rencontre un an plus tard au printemps 2015 puis plus rien. Le Dalo lui propose deux logements, l’un insalubre en avril 2015 à La Mulatière et l’autre inadapté à Vaise en juin 2015. Un accompagnement social et psychologique aurait sans doute permis à Malika d’accepter l’un de ces deux logements et d’éviter son triste destin à venir mais personne ne daigne l’aider et la conseiller. Où étaient les assistantes sociales à ce moment-là ? Au CCAS de Ste-Foy-lès-Lyon, elles ne décrochent même plus à l’annonce de son nom !

Et puis, la période de la trêve hivernale arrive alors que le propriétaire attend la libération de son bien depuis plus de deux ans. Mais, on ne peut décemment pas laisser cette personne à la rue alors que, dans le même temps, on accueille les « migrants » par milliers.  Alors, au petit matin, l’expulsion commence sans qu’elle en ait été avertie. Elle se rebiffe. Qui ne le ferait naturellement pas dans la mesure où elle n’a pas été accompagnée psychologiquement à cette issue. Elle veut téléphoner. On lui confisque son téléphone avec violence. L’expulsion se passe par hypothèse mal. Un médecin de SOS médecin, le commandant de police d’Oullins et l’adjointe aux affaires sociales arrivent et tamponnent chacun en toute connaissance de cause le document permettant une hospitalisation d’office. Attachée dans l’ambulance puis sur un lit, elle séjournera plusieurs heures dans les couloirs des HCL Lyon Sud avant d’être transférée à St-Jean-de-Dieu (Lyon).

Le 26 octobre 2015, trois jours plus tard, on la transfère de services. N’ayant aucun endroit où aller, on lui conseille de rester au chaud. En fait, personne ne lui dit qu’en changeant de service, elle passe sous le statut juridique d’une hospitalisation HDT péril imminent. Dans ce cadre, un seul certificat médical est exigé, conformément à l’article L.3212-3 du code de la santé publique. Il spécifie les troubles mentaux nécessitant l’hospitalisation et constate dès lors que « ses troubles rendent impossible son consentement et que son état impose des soins immédiats assortis d’une surveillance constante en milieu hospitalier ». Malika se retrouve dépourvue de toute capacité juridique, est enfermée chaque soir dans une chambre double, ne peut passer qu’un coup de téléphone par jour et doit ingurgiter Risperdal 2mg et Venlafaxine 75mg car elle doit être obéissante sinon le personnel ne sera pas gentil avec elle (dixit). Elle refuse de prendre les médicaments, demande par écrit comme la loi l’y autorise, son dossier médical. Elle ne l’obtiendra jamais. Elle ne pourra consulter donc ni le certificat médical d’origine ni aucun des suivants qui doivent encadrer la légalité de cette hospitalisation. On la menace. « Prenez vos médicaments si vous voulez qu’on vous laisse sortir ». Elle ne peut obtenir aucune sortie, notamment le 18 novembre, jour du déménagement et transfert de ses biens mobiliers et affaires personnelles dans un garde-meuble. Bizarrement, sans aucun contrôle, des biens lui appartenant disparaîtront ce jour-là !

Le jeudi 19 novembre, Malika obtient de passer devant le JLD, juge des libertés et de la détention. Assistée d’une avocate commise d’office qui ne connaît rien du dossier, Malika montre par sa défense combien elle est saine d’esprit en dehors de toute prise de médicaments ou plutôt grâce à la non-prise de médicaments. Au lieu de décider d’une mainlevée immédiate, pour ne pas contredire les expertises médicales, le JLD préfère demander une contre-expertise.

Deux semaines plus tard, contre-expertise à l’appui et cette fois-ci encadrée d’une avocate spécialisée dans les cas d’hospitalisation pour péril imminent, Malika repasse devant le JLD et se voit libérer le lendemain, vendredi 4 décembre 2015, après six semaines d’internement, avec toutefois une obligation de suivi de soins et la prise des médicaments susvisés. Un ami accepte de l’héberger provisoirement en attendant de trouver une solution.

Plus de quatre mois se sont écoulés et personne de la municipalité de Ste-Foy-lès-Lyon n’a daigné prendre de ses nouvelles, ni Mme le Maire pourtant personnellement avertie de son « incarcération », ni Mme l’adjointe, ni les assistantes sociales. Le 3 mars 2015, sur mon conseil, elle sollicite du CCAS de Ste-Foy-lès-Lyon une domiciliation sur la commune. Et dans sa grandeur d’âme, le CCAS lui octroie 30 € de bons d’achat alimentaire. Devant l’urgence de libérer le domicile de son ami qui ne souhaite pas l’héberger plus longtemps, la seule réponse de l’assistante sociale fut « il va falloir qu’il s’y fasse ». Six semaines plus tard, Malika, sans domicile fixe et dépensant la totalité de son RSA pour payer son garde-meuble qui lui a été imposé lors de son hospitalisation (536€ / mois depuis mi-novembre 2015) a obtenu un rendez-vous ce jour, lundi 18 avril 2016, avec Mme l’adjointe aux affaires sociales et l’assistante sociale en charge du dossier (rendez-vous auquel je n’ai pas eu le droit d’assister). Devant l’urgence de la situation et la responsabilité de la mairie sur un dossier qui traîne depuis mars 2014, seules solutions proposées par ces dames : le 115 ou la voiture.

Le clou de cette affaire : le 10 février dernier, Malika a reçu un courrier de St-Jean-de-Dieu, un certificat médical attestant de la « Levée d‘une mesure de soins psychiatriques en cas de péril imminent ». Ce certificat note que, du fait de l’évolution ou de la disparition des troubles, les conditions ayant motivées cette mesure ne sont plus réunies et lève donc la mesure de soins sans consentement. Et hop, la démence disparaît comme elle est apparue par un simple coup de baguette magique puisque le jour de l’expulsion, le médecin de garde ne l’a pas auscultée et qu’elle n’a vu par ailleurs aucun médecin depuis le 4 décembre dernier. Et qu’elle n’a jamais pris aucun médicament. Et Mme le Maire viendra me dire (dixit notre rendez-vous de novembre dernier) qu’elle fait toute confiance à ses adjoints et aux services compétents. On est bien peu de chose !!!

Lettre à Mesdames et Messieurs les Maires des communes de l’ouest lyonnais pour l’accueil d’Anouchka et de sa famille

Mesdames,Messieurs les Maires,

Le 9 octobre 2015, je me suis permise de vous adresser un courrier pour vous avertir de la détresse dans laquelle se trouvait une famille « domiciliée » dans l’est lyonnais, à Pusignan précisément.  Dans le cadre de l’accueil que vous réserviez de façon très généreuse à l’ensemble des migrants arrivant sur le territoire, je vous invitais alors à réserver une attention toute particulière à nos propres concitoyens dans une urgence absolue.

Anouchka et ses trois filles ont depuis cette date continuer de « squatter »  leur 15m2 dans des conditions indignes et ne respectant en rien les normes de sécurité en vigueur dans notre pays. Cela ne semble pas vous avoir interpellés plus que cela dans votre rôle d’élu puisque vous n’avez pas pris le temps de me répondre ni même de prendre directement contact avec cette famille. Je me permets toutefois, par la présente, de vous donner de leurs nouvelles.

Après douze mois de squat dans un logement qui se devait n’être qu’une solution d’urgence mais qui fut la seule solution au final pour éviter à cette mère et ses trois filles de connaître la rue, faute d’intérêt de quiconque à cette situation concrète, Anouchka et sa famille ont pu emménager ce vendredi 1er avril 2016 dans un appartement DALLO en plein coeur de Lyon.

La veille, je siégeais au conseil municipal de Ste-Foy-lès-Lyon et nous abordions, entre autres, le débat sur les orientations du Projet d’Aménagement et de Développement Durable du PLU-H dans le cadre de la métropolisation. Des orientations organisées autour de quatre grands défis dont celui de la solidarité consistant à garantir l’accès au logement à toutes les étapes de la vie. Le poids des belles phrases, le choc des diaporamas ! Je me suis permise de douter de la réalisation pratique de ces beaux engagements pris sur papier glacé par des technocrates débordés dans des bureaux bien chauffés. Madame Le Maire, à son accoutumée, m’a exhortée de ne pas monter les personnes les unes contre les autres et d’être confiante dans l’avenir !

Sauf qu’hier, vendredi 1er avril, pour aider Anouchka et ses filles à déménager, pas de comité d’accueil par de quelconques associations ou par les CCAS concernés. Pas d’assistante sociale pour s’assurer que les deux enfants auront des conditions de vie décentes pour vivre et étudier. Pas de livraison gratuite de literie ou rangements Ikéa, de réfrigérateur ou gazinière Darty. Le poids des silences, le choc des photos. Vous voyez, Mesdames et Messieurs les élus, après une année de silence, d’ignorance et de mépris, le défi de solidarité ne tient pas dans une brochure de papier glacé avec des mots savamment choisis ; le défi de solidarité tient dans un petit SMS tout simple, sans prétention  « Cc Muriel le bonheur retrouvé avec ttes mes filles, encore merci à toi et ton équipe bisous ». Je vous souhaite de connaître CE défi de solidarité.

Je vous prie d’agréer, Mesdames et Messieurs les Maires, l’expression de mes respectueuses salutations.

Muriel COATIVY,

Secrétaire départementale adjointe de la fédération Front national du Rhône

Conseillère municipale Sainte-Foy-lès-Lyon – Conseillère régionale Auvergne Rhône-Alpes

 

Lettre adressée aux maires des communes d’Oullins, de Pierre-Bénite, d’Irigny, de Saint-Genis-Laval, de La Mulatière, de Sainte-Foy-lès-Lyon, de Francheville, de Tassin-la-Demi-Lune, de Craponne, de Brignais, de Chaponost, de Vaugneray, d’Ecully et de Limonest.

AnouchkaMerci à Georges, Robert et Christian sans oublier toute l’équipe de TV Libertés.

NON au financement de l’A45 par la région

brignais2Grande opération tractage ce samedi 2 avril 2016 sur le marché de Brignais. Contre le projet A45 financé par la Région ! Les élus régionaux, Antoine Mellies, Muriel Coativy et Agnès Marion et les militants du secteur sont venus dire NON au projet A45 financé par la Région. L’accueil fut excellent. Les habitants, très impliqués dans ce projet controversé, sont inquiets et demandent des comptes à Laurent Wauquiez.

brignais4 brignais

Des nouvelles d’Anouchka …

020Par Muriel COATIVY, conseillère municipale           Ste Foy lès Lyon

Anouchka pourrait être le symbole de cette France des oubliés qui tentent de joindre les deux bouts à la fin du mois avec honneur et dignité. Ses trois filles de 10 ans (CM2), 16 ans (Première) et 18 ans (contrat en alternance) pourraient être le symbole de cette France qui se construit dans la brume et ne comprend pas pourquoi cette misère s’acharne sur elles et pas sur les autres.

Anouchka occupe à titre précaire et « provisoire » un logement communal de « dépannage » et d’urgence depuis février 2015 … depuis un an donc ! … mis à disposition gracieusement par la mairie de Pusignan lorsqu’elle fut expulsée de son précédent logement avec ses filles.

La situation devait être temporaire et devait lui permettre de se retourner face à cette urgence sociale.

Malgré cela, voilà un an qu’Anouchka frappe à toutes les portes, dépose des demandes de logement social auprès de tous les organismes. Ses deux plus jeunes filles partagent cette pièce unique de 10 m² depuis 12 mois avec 2 matelas posés à même le sol et une table de cuisine. La Mairie le dénonce elle-même : « l’absence de VMC, la condensation présente dans le bâtiment, l’appareillage électrique et la poussière présente font de ce bâtiment un risque majeur pour un départ de feu ».

Anouchka1 Anouchka2

Le 29 janvier 2016, TV Libertés relatait dans son nouveau magazine « Témoins à charge » le cas d’Anouchka, cette émission ayant pour vocation de dénoncer les injustices dont sont victimes les français dans leur propre pays et qui n’intéressent ni les média classiques, ni les pouvoirs publics.

Par un heureux concours de circonstances, on proposait au même moment à Anouchka un T4 dans le 7ème arrondissement de Lyon dans le cadre du dispositif Action logement. Anouchka et ses filles ont ainsi pu sortir de l’anonymat et vont enfin pouvoir se rêver un avenir. Mais combien de familles en désespérance comme elles restent encore dans le déni et le mépris de tous.

En préparation d’un déménagement imminent, Anouchka s’inquiète encore pour ses filles. Elle ne possède plus rien. Ni literies, ni réfrigérateur, ni plaques de cuisson … Les services sociaux se désintéressent du problème, alors même qu’une enfant de 10 ans est concernée et qu’une autre de 16 ans rêve de fuguer pour échapper à ce quotidien sans espoir depuis plus d’un an. Pour elles, pas de literies et de linges de maison offerts par IKEA, pas de réfrigérateur et gazinière livrées gratuitement par Darty, pas d’accompagnement social d’un quelconque organisme … Sans doute ont-elles la chance d’être françaises … que demander de plus !!!

Honte à nos politiques et nos organismes sociaux. Appel à notre France patriote et solidaire. Vous souhaitez aider Anouchka et ses filles ?  Contactez-nous

Muriel COATIVY  Fédération FN du Rhône  04 72 77 50 00 … nous ferons le relais.

Tribune libre Muriel COATIVY – Mosaïque avril 2015 – Pour des agences postales communales à Ste-Foy-lès-Lyon

avril15

La pression urbanistique du « Grand Lyon » passera par Sainte-Foy-lès-Lyon

Article complet résumé en 2.000 caractères dans le Mosaïque de mai 2015

Les grandes manœuvres ont commencé. En moins de six mois, deux résolutions sont déjà passées en conseil municipal :

  1. En novembre 2014, les seuils de mixité sociale sont passés de 25 à 30 %, la commune ayant fait le choix de fondre les logements sociaux dans l’habitat collectif.
  2. En mars 2015, le plan triennal a porté à 152 le nombre de logements sociaux neufs à construire sur les trois années 2014 à 1016.

La mairie a ainsi clairement montré son intention de se soumettre aux exigences de la « Loi Duflot 1 » du 18 janvier 2013 qui relève de 20 à 25 % le nombre de logements sociaux dans les communes de plus de 3500 habitants. Pour cela, elle invoque les sanctions financières que nous avons provisionnées et payées jusqu’à ce jour et qui pourraient dorénavant être multipliées par cinq pour les communes les plus récalcitrantes. Il s’agit de l’amende annuelle, le prélèvement SRU* qui s’est élevé à 200.000 € pour 2014.

Prélèvement SRU : = 20 % du potentiel fiscal par habitant x nombre de logements sociaux manquants.

Par la même, la Municipalité a surtout clairement fait le choix de jouer les bons élèves auprès de la Métropole qui impose une urbanisation à outrance. M. Bernard Gillet, adjoint à l’urbanisme, récite bien sa leçon. Dans sa grande mansuétude, la Métropole nous a concédé de ne réaliser que la moitié des exigences légales, en tout cas pour cette première période triennale, soit « seulement » 152 logements sociaux neufs à disséminer à travers 507 logements collectifs. Alors soyons contents et dociles parce que, si on refuse, on sera très sévèrement pénalisé et on devra verser une très grosse amende. Sic.

On évite donc la grosse punition. Mais a-t-on les réponses aux autres questions que tout fidésien peut légitimement se poser :

  1. Où va t’on construire ces nouveaux logements ? Chantegrillet, Plan du Loup, Beaunant ??? La municipalité va t’elle se défaire d’une grande partie de son patrimoine immobilier ? Quid de l’école Chantegrillet notamment ? Quelles infrastructures routières ?

Certes, cette perspective d’urbanisation peut être alléchante pour la commune. Elle qui ne vit principalement que grâce aux recettes fiscales liées aux taxes d’habitation et taxes foncières, le calcul est simple, plus il y a d’habitants, plus il y a d’entrées. Mais en pratique, Lire la suite