Suppression de trois jours fériés pour fêtes chrétiennes

L’Association Nationale des Directeurs des Ressources Humaines (ANDRH) va soumettre au ministre du Travail de rendre trois jours fériés positionnés lors de fêtes chrétiennes travaillés, en échange de trois jours de congés à poser librement, selon les informations d’Europe 1. L’objectif est de respecter la diversité de chacun dans les entreprises. Sont concernés : le jeudi de l’Ascension, le lundi de Pentecôte et l’Assomption. L’idée serait ainsi pour les salariés musulmans ou juifs de poser ces jours fériés lors des fêtes liées à leur religion.

S’agit-il pour les personnes de confession musulmane ou juive de pouvoir poser une journée de congés le jour d’une fête religieuse ? Ce droit leur est déjà accordé.

Pour les fonctionnaires ou assimilés, la circulaire n° 34638 du 10 février 2012  leur permet de prendre trois jours de congés supplémentaires pour respecter leurs fêtes s’ils appartiennent à une religion dite « minoritaire ».

Pour les salariés, c’est le droit privé qui s’applique. Aucun employeur ne peut instaurer des limitations absolues et générales à la liberté de religion -(article L.1121-1 du Code du travail : il est interdit d’« apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives des restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ». Les restrictions à la liberté de religion doivent donc reposer sur des critères légaux. Ainsi, concernant les demandes d’absences liées aux fêtes religieuses, la Cour de cassation, dans un arrêt du 16 septembre 1981, a précisé que le refus de l’employeur doit être uniquement justifié par les impératifs liés à la bonne marche de l’entreprise.

Alors de quoi s’agit-il ? S’agit-il de mettre sur un même pied d’égalité en France toutes les religions ? Au mépris d’enterrer notre histoire chrétienne ? Oui l’Ascension, la Pentecôte, l’Assomption font parties de la culture commune de tous les Français, croyants ou pas à la différence des fêtes relatives à l’Islam ou au judaïsme. Oui l’objectif recherché est “une façon de reconnaître symboliquement le fait que l’Islam n’est pas une religion étrangère et qu’il fait partie du patrimoine français” (ma foi, le droit et moi).

Et dans les écoles, les élèves seront-ils absents librement au gré de leur appartenance religieuse ? Puisque les jeudis de l’Ascension et le lundi de Pentecôte seront travaillés, quid des parents qui voudront participer en famille à la messe de l’Ascension ou aux fêtes de la Pentecôte ?

La France “d’en haut” et l’Union Européenne méprisent les traditions chrétiennes. Le but de ce déni est simple : il s’agit que, de peuple français, nous devenions une simple population au service d’une Europe fédérale multiculturelle.

Les antécédents ne manquent pas. Déjà l’agenda européen 2011, conçu pour promouvoir l’Europe et ses institutions, envoyé à des millions d’exemplaires auprès des lycéens, citait les fêtes des religions les plus diverses (notamment le ramadan en septembre) et ne citait aucune fête chrétienne, Pâques, Pentecôte, Ascension … même pas Noël. La plupart des calendriers français ne mentionnent plus les fêtes chrétiennes pour ne pas choquer les religions dites “minoritaires”.

La christianophobie est aujourd’hui devenue une réalité de tous les jours et plus personne n’ose le dénoncer ou à voix si faible. Ainsi, la conférence départementale de la laïcité et de la liberté religieuse réunie lundi 18 juin 2012 à la préfecture de Lyon a condamné “avec la même vigueur” les violences “à caractère antisémite et raciste” de Villeurbanne et les “actes d’islamophobie” et a adopté un texte dans lequel elle appelle “chacun et chacune des habitants du Grand Lyon à oeuvrer pour une République laïque et fraternelle respectueuse de toutes les religions et de toutes les convictions”. Il a ainsi été demandé aux maires du Rhône de saisir la justice en cas d’actes racistes, islamophobes, antisémites, contraires à la liberté de religion et de pensée. Mais alors quid des actes christianophobes ?  Et quid du jet de pierres dans l’église de Carcassonne le 31 mai 2012 ? Silence radio.

J’entends certains dirent encore que les fêtes de l’Ascension, de la Pentecôte et de l’Assomption ne correspondent plus à rien parce que plus personne ne sait à quoi elles se réfèrent. Mais la faute à qui ? A l’éducation ? A la presse ? Depuis quelques années, dans les écoles, dans les journaux, nous pouvons découvrir en quoi consiste le Ramadan ou encore l’Aïd. On nous fait entrer au coeur de ces fêtes pour mieux les comprendre et même pourquoi pas, mieux les vivre. Qui nous parle des fêtes chrétiennes sinon dans les faits divers de demande de suppression des crèches et sapins de Noël dans les villages ou les écoles sous couvert de laïcité ?

Je fais partie de ceux et celles qui prônent la connaissance des religions pour mieux les comprendre et les accepter mais cette connaissance ne doit pas se faire au détriment de notre identité nationale et de notre culture chrétienne. Connaissance ne rime pas avec supplantation. Toutes ces tentatives communautaristes ont pour objectif de faire reconnaître l’Islam comme faisant partie intégrante du patrimoine français. La France doit conserver ses racines chrétiennes qui forgent son histoire et son identité. Mobilisez-vous ! Quant à moi, je serai la première signataire de la pétition s’opposant à une telle réforme.

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