Réforme des rythmes scolaires – Conseil municipal du 26 juin 2014

Rapport N°1   Réforme des rythmes scolaires – approbation du Projet Educatif De Territoire

Partant de trois postulats :

  1. Cette réforme des rythmes scolaires n’a pas lieu d’être et la municipalité de Sainte-Foy-lès-Lyon aurait dû s’y opposer en temps et en heure comme l’ont fait d’autres communes rhodaniennes … ce qu’elle n’a pas fait
  2. Qu’à partir de là, la réforme doit s’appliquer et qu’elle doit se faire dans la mesure du possible dans l’intérêt des enfants.
  3. Que le seul aspect positif de cette réforme est la classe le mercredi matin offrant aux enfants une 5ème matinée de travail sur les acquis fondamentaux à un moment où leur attention est maximale. Pour le reste, on peut être des plus perplexes.

Cette réforme n’a pas lieu d’être car elle surcharge les journées de classe (à l’inverse de l’objectif recherché) (les enfants dont les parents ne peuvent pas faire autrement commenceront toujours aussi tôt et finiront toujours aussi tard avec 3h30 de classe en plus le mercredi matin).

Les 4 temps de TAP (Temps d’activités périscolaires) proposés par la municipalité d’une heure « encadrés » les lundi et vendredi et de 30min « d’ateliers libres » les mardi et jeudi ne vont pas permettre aux enfants d’alléger leurs journées de classe. En effet, ces TAP n’ont pas une durée suffisante pour permettre à chaque enfant d’apprendre et de se poser. Les 30 min d’ateliers libres ne vont être au final que des temps de garderie bruyants et destructurés alors que les heures thématiques, placés entre « la poire et le fromage » entre la récré et l’étude, seront plus source de suractivité que de réelle acquisition de connaissances.

Enfin, je tiens à souligner que cette réforme qui se veut généralisée à tous les enfants, permettant soi disant de réduire les inégalités sociales, part aux antipodes de l’effet escompté.

  1. Les enfants des écoles privées ne sont pas concernés (soit 23 % des effectifs).
  2. Les enfants dont au moins un des parents ne travaillent pas ne devraient pas payer ce surcoût d’activité.
  3. Ceux ayant les moyens de faire autrement offriront à leur enfant une autre alternative plus sereine.
  4. D’autres n’ayant pas les moyens de payer cette prestation inviteront leur enfant à rester tout seul à la maison en attendant le retour de leur(s) parent(s). Une pensée toute particulière aux familles monoparentales qui vont subir de plein fouet cette réforme.

Bref, seuls quelques enfants devraient avoir la « chance » de vivre cette expérimentation gouvernementale. D’ailleurs, la municipalité ne semble pas elle-même vouloir faire de zèle, précisant page 34 du PEDT, « les modalités d’inscriptions » permettront « de limiter la présence des enfants en collectivité ». Soit ! D’ailleurs, à mon avis, la grille tarifaire est également là pour travailler en ce sens !

Bref moins il y aura d’enfants concernés, mieux tout le monde se portera au grand damne de l’idéologie nationale.

Et l’intérêt des enfants dans tout cela ?

Sainte Foy Bleu Marine ne peut que regretter que la municipalité n’ait pas utilisé la possibilité offerte par le décret Hamon de regrouper les activités périscolaires sur une seule après-midi et de préférence le vendredi de 13h30 à 16h30.

L’unité de TAP sur un seul créneau horaire aurait permis

  1. de faciliter l’organisation de l’encadrement, de recruter des intervenants plus professionnels de permettre une meilleure appréhension des encadrants par les enfants
  2. une meilleure transmission des connaissances, posément, sans suractivité à courir après l’heure entre deux temps de transition.
  3. un coût sans doute moins élevé pour la collectivité (organisation plus simple)
  4. pour les enfants ne profitant pas de ces TAP, un vrai moment pour se poser, découyrir d’autres activités extra-scolaires voire même profiter de temps familiaux plus riches avec des WE prolongés notamment pour les familles divorcées.

Dans l’intérêt des enfants, seule motivation première (et peut-être oubliée) de cette réforme, Sainte Foy Bleu Marine aurait souhaité que l’organisation de la journée de travail concentre les TAP sur l’AM du vendredi et votera donc contre le PEDT proposé, source de fatigue et de suractivité pour les enfants.