En attendant le budget primitif …

camembertJe retiens une phrase du DOB (Débat d’Orientations Budgétaires) du 18 décembre dernier : “Devant l’impossibilité de dégager si rapidement et dans de telles proportions des économies sur le fonctionnement, le rapport anticipe parallèlement une baisse de 30 % des investissements publics“.

L’engagement reste de stabiliser le taux d’épargne brut autour de 8 % en 2017.

Lors de la présentation des orientations du plan de mandat en novembre dernier et dans le DOB, point un mot sur la diminution des dépenses. Au mieux parle t-on de stabilisation des dépenses courantes. La municipalité nous rappelle sans cesse sa dépendance aux dépenses subies, les dépenses structurelles mais pas un mot sur la capacité de levier des dépenses non structurelles pour certaines inutiles en période de crise. De même, il faudra inclure dans cet équilibrage les dépenses nouvelles inhérentes aux grands projets de la mandature (le développement économique, la culture, l’aménagement du territoire). A l’occasion des voeux aux fidésiens, Madame le Maire a esquissé l’annonce d’économies … elles devront être substantielles surtout celles jugées inutiles en période de crise.

Côté investissement, il faudra faire beaucoup avec peu. La Mairie s’octroie une possibilité de recourir à un nouvel emprunt. Mais le projet d’envergure de rénover l’Hôtel de Ville reste un sujet fâcheux qui a fait l’objet en son temps, lors de la précédente mandature, d’un vote qui relevait plus de tractations politico-politiciennes que d’un véritable accord citoyen. Un chantier de cette importance avec la spécificité très fidésienne voire lyonnaise de doubler le devis par deux … pour des causes imprévues !!! … entre le démarrage du chantier et sa livraison mérite un véritable dialogue entre les fidésiens et une remise à plat du projet.

En conclusion, le recours aux emprunts sans augmentation des impôts locaux avec ralentissement des investissements peut sembler une décision sage et suffisante mais le recours aux emprunts est toujours une entrée dans un cercle vicieux et dangereux. Pour augmenter l’épargne brute et maintenir ainsi l’investissement nécessaire, rien ne vaut la diminution des dépenses de fonctionnement avec un audit concret de toutes les dépenses, y compris les dépenses de personnel. Sainte Foy Bleu Marine est donc en attente de signaux forts à l’occasion du budget primitif.