Y a-t-il encore un élu qui sache préserver les finances publiques ?

MurielCPar Muriel COATIVY,

élue Sainte Foy Bleu Marine et élue régionale Auvergne Rhône-Alpes

Ce week-end, le Progrès consacrait un long article sur le vote, le 25 mai dernier en conseil municipal à Sainte-Foy-lès-Lyon, d’un projet Nature finançant trois associations naturalistes pour 8 animations sur la commune de juin à octobre 2016.

La photo illustrant l’article légende « Geneviève, Fanny et Régine aiment préserver la diversité ». Sûr … moi-aussi ! Mais l’article se garde bien de mentionner que ce beau projet de « balades d’initiation aux inventaires participatifs » autour des abeilles, des papillons, des écureuils et des oiseaux coûte la modique somme rien que pour Ste-Foy-lès-Lyon de 10.000 € financés par les contribuables de la Métropole.

Lors du dernier conseil municipal, j’ai argué à ce beau projet présenté comme bucolique  par les 34 autres élus qu’à mon avis, la découverte du milieu naturel ne nécessitait pas l’engagement de tels fonds publics surtout pour trois associations soi disant d’utilité publique mais qui vivent à plus de 90 % de fonds publics et bénéficient de réserves et fonds propres conséquents.

FRAPNA Rhône – comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2014

LOP Rhône – comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2014

Arthropologia – comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2014
Cotisations 527 € – subventions 302.778 € !!!

Ces associations ce sont ni plus ni moins que des pompes à finances publiques qui créent certes quelques emplois mais si peu utiles pour la collectivité. Laurent WAUQUIEZ a envoyé un signal timide à la région en décidant de diminuer la participation de la région aux associations FRAPNA et LPO notamment sur les actions prévues en 2016. Il conviendrait que nos élus locaux, qui partagent pourtant les mêmes idées politiques, s’alignent sur le bon sens et non sur des intérêts électoralistes.

A 1.250 € l’animation de 3 h environ, soit 416 € l’heure, j’invite tous les demandeurs d’emploi à se recycler dans l’apprentissage « de l’identification des papillons et indices de présence d’écureuils ». Un secteur porteur …

11.06.16

Muriel COATIVY, seule élue présente, en soutien à la manifestation à Lyon des policiers en colère

Source : http://rhonealpesinfo.fr/

Banderoles déployées devant la préfecture du Rhône par le syndicat Alliance Police Nationale et le Syndicat National des Policiers Municipaux

Ce sont près de 300 personnes qui se sont rassemblées, policiers et citoyens, devant la Préfecture du Rhône le 18/05/2016 à 12h30, pour manifester contre la « haine anti-flics ».

La manifestation nationale initiée par le syndicat Alliance-Police-Nationale, majoritaire chez les gradés et gardiens de la paix, afin de protester contre la « haine anti-flics », a réuni devant la Préfecture du Rhône plusieurs centaines de personnes, en majorité des fonctionnaires de la police nationale, mais aussi des policiers municipaux ainsi que de simples citoyens.

La manifestation des policiers a fait l’unanimité chez les syndicats de la Police Nationale qui s’y sont ralliés (UNSA-Police, UNITE SGP FO, FRANCE POLICE) à l’exception notoire du syndicat CGT Police, grand absent, ce qui peut se comprendre eu égard à la provocation liée aux affiches appelant à résister contre les « violences policières » et « le bruite des bottes » publiées par la CGT, et ayant fait l’objet de vives polémiques.

La participation du Syndicat National des Policiers Municipaux est à souligner en ce qu’elle démontre une solidarité avec les fonctionnaires de la police nationale, ces fonctionnaires territoriaux étant également pris pour cible par une catégorie de population fermement décidée à en découdre avec les forces de l’ordre.

Pierre THOLLY, le secrétaire zonal du syndicat Alliance Police Nationale, a pris la parole en premier, fustigeant de manière radicale les violences perpétrées à l’encontre des force de l’ordre ces derniers mois, précisant que 300 fonctionnaires de police avaient été dernièrement blessés en service, et se faisant le porte parole de l’exaspération des policiers.

Florence ESSERTEL, déléguée du syndicat UNSA Police, a été la deuxième à prendre la parole, afin de lancer un mot d’ordre clair et précis : « stop à la haine envers les policiers ».

Le syndicat UNSA Police est le deuxième syndicat dans le corps d’encadrement et d’application de la police nationale (gradés et gardiens de la paix). Il s’est rallié à l’appel à la manifestation nationale des fonctionnaires de police.

Le syndicat UNITE POLICE SGP – FO a également répondu à l’appel à manifester, et son secrétaire régional en la personne de Pascal AVIVAR a pris la parole en dernier afin de dénoncer les violences perpétrées contre les fonctionnaires de police.

Le syndicat FRANCE POLICE était également représenté par Damien MONCHAU (délégué CRS) et Michel BIGUET (délégué Sécurité Publique).

A noter enfin l’absence très remarquée des personnalités politiques de tout bord, à l’exception de Muriel Coativy, conseillère régionale et conseillère municipale FN/RBM, secrétaire départementale du Front National.

Muriel COATIVY, Secrétaire Départementale du Front National, conseillère Régionale et conseillère municipale, seule personnalité politique présente sur les lieux
Muriel COATIVY, Secrétaire Départementale du Front National, conseillère Régionale et conseillère municipale, seule personnalité politique présente sur les lieux

Les manifestants ont ensuite entonné la Marseillaise, à l’unisson, et se sont dispersés progressivement dans le calme, aucun incident n’ayant perturbé cette manifestation contrairement à ce qui s’est produit à Paris.

Pour mémoire, les fonctionnaires de police n’ont pas le droit de grève. Par conséquent, seuls ceux qui étaient à même de venir sur leur temps de repos (difficile à obtenir) étaient présents.

Sébastien JALLAMION

Zoom sur nos élus municipaux : Muriel COATIVY à Sainte-Foy-lès-Lyon

Nous sommes allés à la rencontre de Muriel COATIVY, élue conseillère municipale de Sainte-Foy-lès-Lyon, également conseillère régionale Auvergne Rhône-Alpes.

14390642_1123299047761167_8006053320066086773_nPourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

Mère de quatre enfants, je partage mon temps entre la maison, mes responsabilités à la fédération du Rhône et mes activités d’élue. Avocate de formation, j’ai consacré plus de vingt ans au bénévolat et mon engagement politique est aujourd’hui le prolongement de cette démarche de me mettre au service des autres. J’espère transmettre cette vocation à mes enfants.

Qu’est-ce qui vous a amenée à vous intéresser à la politique ?

En 2008, j’ai été sollicitée lors des municipales sur ma commune en qualité de présidente d’association pour participer à une liste apolitique de droite. J’ai été élue conseillère municipale. J’ai tout de suite perçu l’intérêt de l’engagement politique pour donner plus d’ampleur à mon action bénévole qui aurait été rapidement confinée dans un strict cadre associatif. Mes formations juridique et comptable m’ont alors permise de comprendre plus facilement les problématiques locales.

Pourquoi avoir choisi le FN ?

Le FN ne pouvait être qu’une évidence eu égard aux valeurs que je défendais. La question est plutôt pourquoi avoir attendu si longtemps pour adhérer ? Eu égard à mon éducation et mon vécu, cette décision devait être mûrement réfléchie. Il eut été si simple et beaucoup plus confortable de me rapprocher de l’UMP de l’époque et de m’accommoder de quelques arrangements d’idées … Mais plutôt renoncer que de me soumettre à la politique politicienne. Alors j’ai bravé tous les soi-disant interdits sociétaux et je n’ai jamais eu l’occasion de le regretter depuis.

Quelles satisfactions vous apporte votre mandat municipal ?

Je suis très fière, au travers de ma voix, de représenter le millier de fidésiens qui ne se retrouvent plus dans les partis dits « politiquement corrects ». Je suis la seule en conseil municipal à sortir des sentiers battus en osant rappeler des vérités criantes qui, dans un élan théâtral quasi-prévisible, génèrent naturellement la colère des béni oui-oui gauche/droite réunies.

En dehors de votre vie politique, professionnelle et familiale, quels sont vos loisirs ?

Mes loisirs sont de plus en plus rares faute de temps mais mon activité politique est un tel enrichissement pour moi qu’elle me suffit. Alors j’optimise et je positive … Deux heures libres et je file me faire une toile, un WE libre et je rêve parc d’attraction en famille ou ski entre amis.  Une semaine ? pas d’hésitation c’est direct météo France pour une virée moto avec mon motard préféré.

Merci pour cet entretien et bonne continuation dans vos différentes responsabilités.

Ces maires de l’ouest lyonnais qui cèdent au chant des muezzins

Saint-Genis-Laval hier, Brignais aujourd’hui, Oullins demain … nos maires contournent délibérément la loi de 1905 pour soutenir la construction de mosquée dans leur ville.

Ce soutien se réalise en cinq étapes :

  1. Inviter la collectivité musulmane de la commune à créer deux associations, l’une cultuelle et l’autre culturelle.
  2. Mettre à disposition de l’association un terrain municipal par le biais d’un BEA (bail emphytéotique administratif).
  3. Fermer les yeux sur la provenance des fonds servant à financer la construction du site (fonds privés mais aussi fonds étrangers, éventuel blanchissement d’argent …). Certaines mairies se portent même garantes des emprunts contractés par les associations religieuses.
  4. Mettre elle-même la main à la poche en finançant via des subventions municipales la construction et/ou le fonctionnement des équipements culturels (bibliothèque, activités de soutien scolaire, salon de thé …).
  5. Accessoirement signer une charte d’accompagnement de la rénovation des institutions représentatives du culte musulman fixant dix engagements à réaliser dans un temps non défini. Cas de Brignais ce mois-ci.

Aujourd’hui les municipalités -toutes tendances politiques confondues à l’exception du Front national- sont en passe de devenir les premiers bailleurs fonciers du culte musulman par le biais de l’article L1311-2 du CGCT définissant les BEA.  Initialement ruraux, ces baux emphytéotiques sont devenus administratifs « en vue de l’affectation à une association cultuelle d’un édifice du culte ouvert au public » et en contradiction manifeste de la loi de 1905 imposant l’obligation de neutralité religieuse de l’Etat.

En principe, au terme du bail (minimum 18 ans) aux loyers par hypothèse modérés, l’édifice appartient au propriétaire du terrain, donc à la mairie. Mais en pratique, le BEA cultuel n’est pas un bail mais une cession déguisée de terrain à vil prix car, à l’issue du bail, la municipalité n’aura aucun intérêt à récupérer le bien.En effet, tenue par la neutralité du service public à l’égard des religions, elle devra réaliser d’importants travaux à sa charge pour transformer la mosquée en lieu neutre de service public. Il ne semble pas que ce soit l’objectif poursuivi par nos maires actuellement. Si officiellement leur motivation est plutôt de « combler le déficit de mosquées » (dixit) qui ne va pas aller en diminuant dans le contexte actuel, leur motivation officieuse est aussi de courtiser les électeurs de confession musulmane. (aperçu du livre « ces maires qui courtisent l’islamisme » de Joachim Véliocas).

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Vous n’avez pas aimé l’histoire d’Anouchka ? Vous allez encore moins aimer celle de Malika …

Ou l’histoire hélas vraie de Malika, remake version XXIème siècle de

« Vol au-dessus d’un nid de coucou »

Malika a été expulsée de son logement à Sainte-Foy-lès-Lyon en octobre 2015 après avoir frappé durant plus de 18 mois à toutes les portes notamment au CCAS de sa commune, en vain, pour trouver un logement social. Plutôt que d’être « jetée » à la rue, les autorités compétentes ont alors préféré tamponner une Hospitalisation d’Office pour que cette personne puisse passer a minima un bon mois au chaud à Saint-Jean-de-Dieu (Lyon). Aujourd’hui, sans domicile fixe, elle refrappe à toutes les portes en vain et comme seule réponse, la mairie de sa commune d’origine lui propose le 115 … ou sa voiture ! Terrifiant exemple pratique du défi de solidarité de notre belle Métropole s’engageant à garantir un logement pour tous !

PLH-U

Malika vit à Sainte-Foy-lès-Lyon depuis 1998. En 2012, victime des aléas de la vie, la machine se met très vite en marche. Un caillou dans le rouage, un évènement de la vie inattendu et faute de soutien familial, faute d’économies suffisantes, la descente aux enfers commence. Les jours passent, les ennuis s’accumulent, et malgré tous les appels au secours, les portes se ferment les unes après les autres.

Recevant une notification de fin de bail en mars 2014, elle se lance dans toutes les démarches nécessaires pour sortir de cette impasse. Dossier de surendettement, ouverture d’un dossier à la MDPH, demande de logement social auprès du CCAS de Ste-Foy, ouverture d’un dossier au DALO.

Or, entre mars 2014 et octobre 2015, 19 mois vont s’écouler sans que personne ne se soucie des appels au secours de Malika. Elle frappe à toutes les portes, les associations, la Mairie, les élus tous bords confondus, la ville de Lyon, la préfecture et même l’Elysée. Je fus la seule élue à répondre à son appel au secours au printemps 2015. Depuis, je tente de l’assister dans la limite de mes moyens. En remerciant à cette occasion Sébastien pour son aide précieuse. Mme Sarselli, maire de Sainte-Foy, la rencontre en avril 2014. Puis plus rien. Mme Giordano, adjointe aux affaires sociales la rencontre un an plus tard au printemps 2015 puis plus rien. Le Dalo lui propose deux logements, l’un insalubre en avril 2015 à La Mulatière et l’autre inadapté à Vaise en juin 2015. Un accompagnement social et psychologique aurait sans doute permis à Malika d’accepter l’un de ces deux logements et d’éviter son triste destin à venir mais personne ne daigne l’aider et la conseiller. Où étaient les assistantes sociales à ce moment-là ? Au CCAS de Ste-Foy-lès-Lyon, elles ne décrochent même plus à l’annonce de son nom !

Et puis, la période de la trêve hivernale arrive alors que le propriétaire attend la libération de son bien depuis plus de deux ans. Mais, on ne peut décemment pas laisser cette personne à la rue alors que, dans le même temps, on accueille les « migrants » par milliers.  Alors, au petit matin, l’expulsion commence sans qu’elle en ait été avertie. Elle se rebiffe. Qui ne le ferait naturellement pas dans la mesure où elle n’a pas été accompagnée psychologiquement à cette issue. Elle veut téléphoner. On lui confisque son téléphone avec violence. L’expulsion se passe par hypothèse mal. Un médecin de SOS médecin, le commandant de police d’Oullins et l’adjointe aux affaires sociales arrivent et tamponnent chacun en toute connaissance de cause le document permettant une hospitalisation d’office. Attachée dans l’ambulance puis sur un lit, elle séjournera plusieurs heures dans les couloirs des HCL Lyon Sud avant d’être transférée à St-Jean-de-Dieu (Lyon).

Le 26 octobre 2015, trois jours plus tard, on la transfère de services. N’ayant aucun endroit où aller, on lui conseille de rester au chaud. En fait, personne ne lui dit qu’en changeant de service, elle passe sous le statut juridique d’une hospitalisation HDT péril imminent. Dans ce cadre, un seul certificat médical est exigé, conformément à l’article L.3212-3 du code de la santé publique. Il spécifie les troubles mentaux nécessitant l’hospitalisation et constate dès lors que « ses troubles rendent impossible son consentement et que son état impose des soins immédiats assortis d’une surveillance constante en milieu hospitalier ». Malika se retrouve dépourvue de toute capacité juridique, est enfermée chaque soir dans une chambre double, ne peut passer qu’un coup de téléphone par jour et doit ingurgiter Risperdal 2mg et Venlafaxine 75mg car elle doit être obéissante sinon le personnel ne sera pas gentil avec elle (dixit). Elle refuse de prendre les médicaments, demande par écrit comme la loi l’y autorise, son dossier médical. Elle ne l’obtiendra jamais. Elle ne pourra consulter donc ni le certificat médical d’origine ni aucun des suivants qui doivent encadrer la légalité de cette hospitalisation. On la menace. « Prenez vos médicaments si vous voulez qu’on vous laisse sortir ». Elle ne peut obtenir aucune sortie, notamment le 18 novembre, jour du déménagement et transfert de ses biens mobiliers et affaires personnelles dans un garde-meuble. Bizarrement, sans aucun contrôle, des biens lui appartenant disparaîtront ce jour-là !

Le jeudi 19 novembre, Malika obtient de passer devant le JLD, juge des libertés et de la détention. Assistée d’une avocate commise d’office qui ne connaît rien du dossier, Malika montre par sa défense combien elle est saine d’esprit en dehors de toute prise de médicaments ou plutôt grâce à la non-prise de médicaments. Au lieu de décider d’une mainlevée immédiate, pour ne pas contredire les expertises médicales, le JLD préfère demander une contre-expertise.

Deux semaines plus tard, contre-expertise à l’appui et cette fois-ci encadrée d’une avocate spécialisée dans les cas d’hospitalisation pour péril imminent, Malika repasse devant le JLD et se voit libérer le lendemain, vendredi 4 décembre 2015, après six semaines d’internement, avec toutefois une obligation de suivi de soins et la prise des médicaments susvisés. Un ami accepte de l’héberger provisoirement en attendant de trouver une solution.

Plus de quatre mois se sont écoulés et personne de la municipalité de Ste-Foy-lès-Lyon n’a daigné prendre de ses nouvelles, ni Mme le Maire pourtant personnellement avertie de son « incarcération », ni Mme l’adjointe, ni les assistantes sociales. Le 3 mars 2015, sur mon conseil, elle sollicite du CCAS de Ste-Foy-lès-Lyon une domiciliation sur la commune. Et dans sa grandeur d’âme, le CCAS lui octroie 30 € de bons d’achat alimentaire. Devant l’urgence de libérer le domicile de son ami qui ne souhaite pas l’héberger plus longtemps, la seule réponse de l’assistante sociale fut « il va falloir qu’il s’y fasse ». Six semaines plus tard, Malika, sans domicile fixe et dépensant la totalité de son RSA pour payer son garde-meuble qui lui a été imposé lors de son hospitalisation (536€ / mois depuis mi-novembre 2015) a obtenu un rendez-vous ce jour, lundi 18 avril 2016, avec Mme l’adjointe aux affaires sociales et l’assistante sociale en charge du dossier (rendez-vous auquel je n’ai pas eu le droit d’assister). Devant l’urgence de la situation et la responsabilité de la mairie sur un dossier qui traîne depuis mars 2014, seules solutions proposées par ces dames : le 115 ou la voiture.

Le clou de cette affaire : le 10 février dernier, Malika a reçu un courrier de St-Jean-de-Dieu, un certificat médical attestant de la « Levée d‘une mesure de soins psychiatriques en cas de péril imminent ». Ce certificat note que, du fait de l’évolution ou de la disparition des troubles, les conditions ayant motivées cette mesure ne sont plus réunies et lève donc la mesure de soins sans consentement. Et hop, la démence disparaît comme elle est apparue par un simple coup de baguette magique puisque le jour de l’expulsion, le médecin de garde ne l’a pas auscultée et qu’elle n’a vu par ailleurs aucun médecin depuis le 4 décembre dernier. Et qu’elle n’a jamais pris aucun médicament. Et Mme le Maire viendra me dire (dixit notre rendez-vous de novembre dernier) qu’elle fait toute confiance à ses adjoints et aux services compétents. On est bien peu de chose !!!

Lettre à Mesdames et Messieurs les Maires des communes de l’ouest lyonnais pour l’accueil d’Anouchka et de sa famille

Mesdames,Messieurs les Maires,

Le 9 octobre 2015, je me suis permise de vous adresser un courrier pour vous avertir de la détresse dans laquelle se trouvait une famille « domiciliée » dans l’est lyonnais, à Pusignan précisément.  Dans le cadre de l’accueil que vous réserviez de façon très généreuse à l’ensemble des migrants arrivant sur le territoire, je vous invitais alors à réserver une attention toute particulière à nos propres concitoyens dans une urgence absolue.

Anouchka et ses trois filles ont depuis cette date continuer de « squatter »  leur 15m2 dans des conditions indignes et ne respectant en rien les normes de sécurité en vigueur dans notre pays. Cela ne semble pas vous avoir interpellés plus que cela dans votre rôle d’élu puisque vous n’avez pas pris le temps de me répondre ni même de prendre directement contact avec cette famille. Je me permets toutefois, par la présente, de vous donner de leurs nouvelles.

Après douze mois de squat dans un logement qui se devait n’être qu’une solution d’urgence mais qui fut la seule solution au final pour éviter à cette mère et ses trois filles de connaître la rue, faute d’intérêt de quiconque à cette situation concrète, Anouchka et sa famille ont pu emménager ce vendredi 1er avril 2016 dans un appartement DALLO en plein coeur de Lyon.

La veille, je siégeais au conseil municipal de Ste-Foy-lès-Lyon et nous abordions, entre autres, le débat sur les orientations du Projet d’Aménagement et de Développement Durable du PLU-H dans le cadre de la métropolisation. Des orientations organisées autour de quatre grands défis dont celui de la solidarité consistant à garantir l’accès au logement à toutes les étapes de la vie. Le poids des belles phrases, le choc des diaporamas ! Je me suis permise de douter de la réalisation pratique de ces beaux engagements pris sur papier glacé par des technocrates débordés dans des bureaux bien chauffés. Madame Le Maire, à son accoutumée, m’a exhortée de ne pas monter les personnes les unes contre les autres et d’être confiante dans l’avenir !

Sauf qu’hier, vendredi 1er avril, pour aider Anouchka et ses filles à déménager, pas de comité d’accueil par de quelconques associations ou par les CCAS concernés. Pas d’assistante sociale pour s’assurer que les deux enfants auront des conditions de vie décentes pour vivre et étudier. Pas de livraison gratuite de literie ou rangements Ikéa, de réfrigérateur ou gazinière Darty. Le poids des silences, le choc des photos. Vous voyez, Mesdames et Messieurs les élus, après une année de silence, d’ignorance et de mépris, le défi de solidarité ne tient pas dans une brochure de papier glacé avec des mots savamment choisis ; le défi de solidarité tient dans un petit SMS tout simple, sans prétention  « Cc Muriel le bonheur retrouvé avec ttes mes filles, encore merci à toi et ton équipe bisous ». Je vous souhaite de connaître CE défi de solidarité.

Je vous prie d’agréer, Mesdames et Messieurs les Maires, l’expression de mes respectueuses salutations.

Muriel COATIVY,

Secrétaire départementale adjointe de la fédération Front national du Rhône

Conseillère municipale Sainte-Foy-lès-Lyon – Conseillère régionale Auvergne Rhône-Alpes

 

Lettre adressée aux maires des communes d’Oullins, de Pierre-Bénite, d’Irigny, de Saint-Genis-Laval, de La Mulatière, de Sainte-Foy-lès-Lyon, de Francheville, de Tassin-la-Demi-Lune, de Craponne, de Brignais, de Chaponost, de Vaugneray, d’Ecully et de Limonest.

AnouchkaMerci à Georges, Robert et Christian sans oublier toute l’équipe de TV Libertés.

NON au financement de l’A45 par la région

brignais2Grande opération tractage ce samedi 2 avril 2016 sur le marché de Brignais. Contre le projet A45 financé par la Région ! Les élus régionaux, Antoine Mellies, Muriel Coativy et Agnès Marion et les militants du secteur sont venus dire NON au projet A45 financé par la Région. L’accueil fut excellent. Les habitants, très impliqués dans ce projet controversé, sont inquiets et demandent des comptes à Laurent Wauquiez.

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Sainte-Foy-lès-Lyon – Affaire Preynat. Trop, c’est trop !

preynatQui n’a pas entendu parler de l’affaire du Père Preynat, ce prêtre mis en examen le 27 janvier 2016 pour des agressions sexuelles sur de jeunes scouts entre 1986 et 1991 alors qu’il était vicaire de la paroisse Saint-Luc de Sainte-Foy-lès-Lyon ?

Cette « affaire » fait la UNE du Progrès depuis plus d’un mois. Chaque jour, ou presque, les journalistes nous submergent, au gré des rubriques, de nouvelles « informations ». Ce jour, alors qu’il est si rare d’avoir des nouvelles de notre commune Sainte-Foy-lès-Lyon dans « l’actu Lyon ouest », une page entière nous convie aux témoignages de la communauté catholique de la commune. Les terroristes de Bruxelles passent du coup pour des touristes de passage, à côté, dans leur petit onglet !

Enfin, si rare, que dis-je ? hier mercredi 23 mars 2016, nous avons eu droit aussi, dans la rubrique enquête, à une page entière sur une prétendue légende selon laquelle, à Pâques, sur la commune, jusqu’en 1830, les bouchers dépeçaient des agneaux suspendus, prisonniers dans des cages en fer, en les écorchant vifs  … pour faire mémoire de la mort du Christ. Pour, au final de l’article, apprendre que ce ne serait qu’une pure légende à des fins anti-cléricales. A quoi bon donc une telle information donnée sur l’ensemble de la région ?

Il ne s’agit nullement de revenir sur l’éventuelle culpabilité du père Preynat et de l’éventuelle implication de ses supérieurs. La justice est saisie et nous devons lui laisser faire son travail. Le principe de la présomption d’innocence est un principe fondamental du système judiciaire français. Pourtant, encore une fois, l’appétit des médias à des fins mercantiles et anti-cléricales semble encore plus important que le respect de la loi, pouvant aboutir à un réel lynchage médiatique condamnant sans nuance un individu voire même en l’espèce toute une communauté.

A l’heure du #pasdamalgame et du #tousuniscontrelahaine, pourquoi un tel acharnement de mauvaise foi de notre presse locale dans la présentation de l’actualité et dans le respect de nos lois ? J’invite la direction du Progrès, dans ce même souci d’apaisement qui la guide à l’égard de certaines communautés, d’avoir la même démarche à l’égard de la communauté chrétienne. Pourquoi ne pas faire découvrir à vos lecteurs toute la richesse et la grandeur de la communauté chrétienne au travers des actions de l’association SOS Chrétiens d’Orient notamment, une association qui oeuvre à la réalisation de projets concrets promouvant la fraternité avec les chrétiens d’Orient. Il y aurait tant à dire. Vous ne seriez alors pas obligés de faire les fonds de bistrots de Sainte-Foy-lès-Lyon.

Le scandale des subventions aux associations écolos

Par Muriel COATIVY, conseillère régionale Auvergne Rhône-Alpes, membre de la commission Environnement, développement durable et énergie.

A presque 100 jours de mon investiture à la commission environnement, développement durable et énergie de la région Auvergne Rhône-Alpes, mon attention a été nécessairement attirée par l’édito du dernier numéro du magazine “Le chasseur de sanglier” de mars 2016.

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En effet, durant ces nombreuses dernières années sous un conseil régional Rhône-Alpes à majorité PS-EELV, les attributions de subventions aux Associations de Protection de la Nature, qui se partagent le gâteau en petit comité, donnent le vertige. Sans compter que ces associations perçoivent en outre des subventions de l’Etat, des conseils généraux, de certaines communes ainsi que des aides de l’Union Européenne.

Concrètement, à qui ont servi ces subventions ? On ne le saura jamais. Devant le dédale d’organismes bénéficiaires, les associations, les structures attenantes, les comités de pilotage, les réseaux d’acteurs, les agences locales et régionales, etc … difficile de dire qui fait quoi et qui perçoit combien. Nombre de subventions sont d’ailleurs hors compétence de la région. Mais, devant la récurrence de versement de ces subventions d’une année sur l’autre, l’habitude est prise et à la simple idée de baisser les subventions est brandie la menace de licencier de nombreux salariés ou la culpabilité de porter atteinte à notre chère planète.

Bien-sûr, certains rétorqueront que cela ne représente qu’une faible part du budget du conseil Régional Auvergne Rhône-Alpes. Mais est-ce une raison pour gaspiller l’argent des contribuables ?

Une nouvelle mandature vient de s’ouvrir. A noter le souhait de l’éditorialiste : “Il n’y a qu’à espérer que la nouvelle majorité régionale, débarrassée des trublions de l’écologie politique, la [FRAPNA] laissera couler corps et biens”.

Les élus FN de la région Auvergne Rhône-Alpes seront les premiers à dénoncer tout abus en ce domaine. sanglier3

Récapitulatif des subventions 2015 pour les associations de Protection de la Nature

 

Coup de gueule de la semaine : et si la journée de la femme n’était qu’un gros coup de com ?

journéefemmesPar Muriel COATIVY, directrice FN69

Vous n’aurez pas raté l’évènement. Lyon et sa banlieue se couvrent d’affiches en vue du 8 mars 2016 et de sa nième journée internationale des droits des femmes avec cet innovant slogan « Nul n’est censé ignorer mes droits ». Une affiche d’accroche pour découvrir un programme marathon qui se clôture le dimanche 20 mars à 14h par un après-midi récréatif « chanter contre la violence » !

Cela semble assez bien résumer l’action offensive de nos politiques d’aujourd’hui …

Il ne vous aura pas échappé que dans le même temps la justice relaxait il y a moins d’un mois le rappeur Orelsan pourtant accusé des pires propos sexistes au nom « du mal-être, du désarroi et du sentiment d’abandon d’une génération ».

Une grande enquête d’opinions IPSOS révélait le mois dernier que pour 27 % des Français, l’auteur d’un viol est moins responsable si la victime porte une tenue sexy. Alors, oui, l’après-midi « chants » va devoir être très récréatif !!!

Dans le même temps, Rachid Abou Houdeyfa, l’imam de Brest surnommé le « salafiste You Tube » tant il est présent sur les réseaux sociaux et donc très médiatique dans ses prêches, met en ligne une vidéo où il affirme que les femmes non-voilées ne doivent pas s’étonner d’être violées.

Pour rappel, l’imam salafiste de Brest, protégé par la municipalité socialiste et le gouvernement, ouvrira son école coranique à Brest où il accueillera des centaines d’enfants dès le mois de juin. Et dans l’indifférence générale, il se vante sur son site d’avoir eu le soutien du père Claude et du père Fabrice le 26 septembre dernier lors du repas de AI AID.

Alors certes, « nul n’est censé ignorer mes droits » mais c’est un peu le « qui ne dit mot consent » qui prime en l’espèce !!! Silence complice et complaisance silencieuse du gouvernement, de la justice, des autres religions … cela n’augure rien de bon.

Mesdames, attention, gros coup de com mardi. Mais, dans l’indifférence générale, votre vraie fête risque bien d’être tous les autres jours de l’année.